Soutenance de thèse de Georges-Emmanuel Gleize : Voyages Interstellaires Affirmation, enjeux et hiérarchie de puissance pour l’exploration et l’occupation in situ de l’espace interstellaire à l’Age de la « Conquête spatiale » (XXe-XXIe siècles)

Publié le 19 novembre 2021 Mis à jour le 19 novembre 2021
le 25 novembre 2021
à partir de 14h00
Bibliothèque d'Études Méridionales, 56 rue du Taur
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Georges-Emmanuel Gleize soutient sa thèse d’histoire Voyages Interstellaires  Affirmation, enjeux et hiérarchie de puissance pour l’exploration et l’occupation in situ de  l’espace interstellaire à l’Age de la « Conquête spatiale » (XXe-XXIe siècles) sous la direction de Jean-Marc Olivier, le jeudi 25 novembre à 14h à la Bibliothèque d'Études Méridionales. 

Résumé
L'enjeu de ce travail est de proposer une étude des projets d'exploration et d'occupation in situ de l'espace interstellaire par le prisme de la puissance. Les projets et concepts d’exploration et d’occupation in situ de l’espace interstellaire s’intègrent dans un environnement de recherche et d’activités qui, au long des XXe et XXIe siècles, transforment le rapport que les sociétés humaines entretiennent avec l’espace. D’un espace observé, les sociétés européennes et américaines passent à un espace désiré et nécessaire qui, au XXIe siècle, est devenu un élément incontournable doté d’une multitude d’outils, cadré par des programmatiques et guidé par des institutions qui cherchent à en faciliter l’accès. L’espace interstellaire in situ comme option d’exploration et d’occupation grandit lui aussi au cours de la période, jusqu’à produire un champ de recherche – les Interstellar Studies – aussi varié que prolifique. La question est alors de savoir si cette montée en puissance est complète ou si, au contraire, des limites gênent sa pleine réalisation. L’enjeu est aussi d’expliquer comment l’option interstellaire se fait pourvoyeuse d’enjeux de puissance et dans quelle mesure elle impose une réorganisation des rapports humains. Espace « proche » et espace « lointain » ne sont pas concernés par les mêmes enjeux et n’impliquent pas les mêmes efforts. Si le premier est militaire, scientifique et économique, le second se limite le plus souvent à des enjeux scientifiques. L’option interstellaire commande, elle, la mise en œuvre d’une civilisation spatiale aussi complète que complexe, seule à même de porter les projets exploratoires et surtout colonisateurs. Cette civilisation prend alors une forme spécifique que l’on retrouve, au moins partiellement, dans la science-fiction. Enfin, cette étude se propose d’interroger l’option interstellaire comme outil pour décrire la hiérarchie qui existe entre puissances spatiales. N’ayant presque pas été concrétisées, les sources mobilisables sont alors celles de la communication, qu’elles soient propres aux Interstellar Studies, ou qu’elles dépendent du traitement de l’option interstellaire par la presse ou encore par la science-fiction. Le périmètre de recherche est celui des Etats-Unis et de l’Europe pris dans le contexte des XXe et XXIe siècles.

Jury : 
- Béatrice TOUCHELAY, Université de Lille
- Guillaume DE SYON, Albright College
- Bertrand VAYSSIERE, Université Toulouse 2 - Jean Jaurès
- Jean-Marc OLIVIER (directeur de la thèse), Université Toulouse 2 - Jean Jaurès
- Jérôme LAMY, CESSP, EHESS.