France méridionale et Espagne : histoire des sociétés
du Moyen-Âge à l'époque contemporaine
(FRA.M.ESPA)

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Des « documents patrimoniaux » aux « documents culturels authentiques »

le 9 mars 2012
8h15-18h

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Lors de cette première journée d’étude, on s’attachera à définir les expressions couramment utilisées dans les curricula prescrits mentionnant la place de « documents patrimoniaux » ou encore de « documents culturels authentiques » dans les politiques éducatives contemporaines, de l’école à l’université, des apprentissages des élèves à la formation des maîtres.

Annonce
Trois axes seront privilégiés :
  1. La recherche d’un éventuel consensus entre enseignants, conservateurs et chercheurs sur la définition de ces expressions et leur validité dans un ensemble de disciplines scolaires. Il s’agit ici de questionner la diversité, la variété et la matérialité des documents conservés dans les institutions culturelles (archives, musées, observatoires et conservatoires) susceptibles de fonder un acte d’enseignement : ne se tourne-t-on pas vers des documents récurrents ?
  2. La mise à disposition des enseignants et de leurs élèves de documents originaux. Effectivement, la question du déplacement de ces documents précieux, hors des institutions culturelles en charge de leur conservation, se pose dans tous les cas. Est-il possible de présenter un document dans l’enceinte des établissements scolaires en justifiant de sa place dans la séance, la demi-journée, la semaine ? Ces données rejoignent le volet culturel du projet d’établissement, et soulève aussi la question de la participation d’artistes dans les disciplines scolaires. La dématérialisation des documents rend-elle possible un acte d’enseignement dans la classe ? La numérisation d’un grand nombre d’archives, la numérisation aussi d’œuvres d’art invite-t-elle les enseignants à développer l’usage des nouvelles technologies dans leur classe ? L’ « effet magique » du document disparaît-il ? Cela influence-t-il le comportement des élèves en les encourageant à fréquenter des musées par exemple ? Les expositions, permanentes ou temporaires, et les sites archéologiques sont-ils conçus pour des publics scolaires ? Il s’agit ici de réfléchir, grâce au concours de professionnels, à la place accordée aux publics scolaires dans la conception scientifique et matérielle d’une exposition ou d’un site archéologique, du contenu des cartels à la scénographie.
  3. Le développement d’une pédagogique spécifique dite « histoire pédagogisée du patrimoine[1] ». Est-il judicieux dans le cadre de différencier le patrimoine matériel du patrimoine immatériel ? Le choix des documents témoigne-t-il d’une plus grande écoute portée aux avancées des recherches scientifiques les plus récentes ? Cet axe entend accorder une attention particulière au rapport entre historiographie et histoire enseignée, par le biais de l’étude de document(s) de première main (archivistique, archéologique). Par ailleurs, enseigner les « questions sensibles » à partir de documents patrimoniaux est-il plus « facile » ? Des thèmes concrets pourront être étudiés comme la guerre, les crimes contre l’humanité, l’esclavage, les faits religieux, les inégalités sociales et sexuelles, l’immigration…).

[1]  Avec Annick Pegeon et Christophe Barret, nous avons défini cette méthodologie, en l’appliquant au patrimoine archivistique. Mais elle peut être généralisée. Cf Véronique Castagnet, Christophe Barret, Annick Pegeon, Le Service éducatif des Archives nationales. Par chemins de traverse, Lille, Septentrion, 2011 : introduction (en cours de publication).

 
 

Lieu(x) :
Site de l'IUFM de Tarves, amphithéâtre Gavarnie

POUR EN SAVOIR PLUS :

 

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